Lac d’Orumieh, région de l’Azerbaïdjan

Ce lac salé à environ 100kms de Tabriz est un des plus grands du monde après la mer salée. Il a une superficie de 5200km2 et est le plus grand pour l’Asie du Sud Ouest après la mer morte: 140kms de long sur 55kms de large avec une profondeur de 16m au plus profond. Le sel est plus ou moins concentré selon les pluies. Ce lac ne gèle pas, même dans cette rėgion froide entourée de montagnes, à cause de sa forte teneur en sel. Une grande partie du lac est classée à l’Unesco.

Autrefois, les îles rocheuses, nombreuses, étaient des refuges pour les oiseaux (flamands roses, tadornes, goélands d’Arménie, grèbes) mais aussi pour les chèvres, les béliers et les cerfs jaunes d’Iran. Cet habitat concernait les saisons chaudes et froides. Ces îles étaient résevées aux ornithologues et interdites au public.
Aujourd’hui quand vous suivez le lac par la route,vous découvrez un véritable desastre écologique. De grandes étendues grises,désertes révèlent les endroits où l’eau s’est retirée. Il n’y a, parait-il, plus d’oiseaux migrateurs. Le site est superbe mais mort à la vie.

Des pompages dans la nappe phréatique, le détournement des cours d’eau qui l’alimentait au profit des cultures, la sécheresse qui sévit en Iran, font que ce lieu s’assèche irrémédiablement.

Un pont a été construit et remplace les bacs qui rouillent des 2 côtés de la route.

Mais c’est un endroit superbe sous le ciel bleu. Y-aura-il des décisions prises par la ministre de l écologie pour enrayer ce désastre?

4 réflexions sur “Lac d’Orumieh, région de l’Azerbaïdjan

  1. Bonjour Brigitte
    Je crois que tu redécouvres ce lac d’Orumieh, est-ce bien celui dont tu m’avais déjà parlé? Quelle pitié de penser que des erreurs aussi monstrueuses que l’assèchement de la mer d’Aral peuvent encore se reproduire, et apparemment pour les mêmes raisons. La Mer Morte subit aussi les mêmes méfaits, son niveau s’est considérablement abaissé. Partout les réserves d’eau potable s’amenuisent, en cause une mauvaise exploitation historique, et aujourd’hui le réchauffement climatique qui fait fondre les glaces. C’est là un facteur supplémentaire dans l’origine des guerres, actuelles et à venir.Tout cela malgré la connaissance que nous procure les puissants moyens d’information actuels. La cupidité et l’irresponsabilité des dirigeants sont consternantes. Les habitants, les “locaux”, sont les premiers lésés; ils n’auraient jamais accepté que des décisions aux conséquences si funestes soient prises, car ils n’ont certainement pas été consultés. Leurs conditions de vie ont du considérablement se dégrader. Le mal que l’on fait à la nature se retourne toujours sur les hommes qui y vivent. J’espère que la ministre de l’écologie pourra redresser la situation, s’il n’est pas déjà trop tard. La mer d’Aral bénéficie depuis quelques années d’un programme de restauration, son niveau remonte lentement, mais les espèces endémiques disparues ne reviendront pas.
    Bonne continuation, et merci pour ces infos directes et authentiques.

    1. D’après le documentaire « La petite mer d’Aral, histoire d’un sauvetage » qu’a donné ARTE il y a deux ans, il ne s’agit que de la petite mer d’Aral (côté Kazakh). Pour l’autre mer d’Aral, côté ouzbek, maintenant séparée de la petite mer par le barrage de Kok-Aral, c’est trop tard, elle disparaît. Lire à ce sujet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mer_d%27Aral.

  2. Bonjour Brigitte

    J’ai emprunté ces bacs que tu décris maintenant rouillés, il y a à peine 20 ans. C’est effarant de constater à quelle vitesse l’homme détruit son environnement…
    Merci pour tes témoignages, j’attends avec impatience tes récits de voyage sur le Kurdistan et la région de Kermanshah que je connais particulièrement bien.

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